Citation:
Le 22 décembre Nicolas Sarkozy condamne les propos d'Éric Raoult contre la mairie socialiste de Clichy-sous-Bois, alors que le PS somme le président de l'UMP de le sanctionner. À cette occasion, Julien Dray, un habitué des questions de sécurité au Parti socialiste, déclare que « son bilan sur la sécurité est mitigé ». Julien Dray nuance et critique ses résultats sur la baisse de la délinquance, rappelant que, s'il existe une baisse générale des crimes et délits entre 2002 et 2005, ceux-ci ont augmenté dans les quartiers dits « sensibles ».
Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de « bandes organisées », de « véritables mafias ». Toutes ces informations sont en partie relativisées dans les rapports publics des Renseignements Généraux, contradiction relevée par des journaux comme le Parisien ou le Nouvel Observateur.
Nicolas Sarkozy et les médias
Depuis 2002, Nicolas Sarkozy est l'objet d'une importante médiatisation. Il est par exemple le seul à avoir été invité trois fois à l'emission Cent minutes pour convaincre; il y a réalisé le plus gros score d'audience pour une émission politique en 2003, avec 7,73 millions de téléspectateurs. Cette médiatisation s'étend à sa vie privée, ce qui conduit en 2005 à une exposition de ses difficultés conjugales avec Cécilia Sarkozy dans la presse. Selon le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy est intervenu pour empêcher la publication d'un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005. Ceci déclenche en France un débat sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques. Suite aux diverses affaires concernant sa vie privée, il déclare début 2006 « regretter » avoir présenté sa famille médiatiquement et souhaiter qu'elle ne le soit plus. Cette biographie de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006 sous le titre Entre coeur et raison aux éditions Fayard.
Ami proche de Martin Bouygues et Etienne Mougeotte (TF1), son cercle amical comprend également Michel Denisot (Canal+) et Marc-Olivier Fogiel (France 3), ainsi que Jean-Marie Bigard avec qui il a passé le réveillon 2005-2006.
Selon l'emission Arrêt sur image, les journaux télévisés, durant les émeutes de 2005, présentent intentionnellement Nicolas Sarkozy en conflit avec la population des cités. Selon Françoise Laborde, présentatrice du journal de France 2 et invitée de l'emission, l'explication de ce traitement médiatique est, d'une part la tentation d'aller au sensationnel, d'autre part un parti-pris des journalistes contre Nicolas Sarkozy.
Carrière
Carrière élective locale
Depuis 1977, Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ;
1983 - 2002, Maire de Neuilly-sur-Seine (60 364 habitants) ; (depuis 2002 : adjoint « hors rang ») ;
1983 - 1988, Conseiller régional d'Île-de-France ;
1986 - 1988, Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture ;
Depuis 2004, Conseiller général du Canton de Neuilly-sur-Seine Nord, président du Conseil général des Hauts-de-Seine.
Carrière politique
1978-1979, délégué national des jeunes du RPR.
1979-1981, président du Comité national des jeunes en soutien à Jacques Chirac pour l'élection présidentielle de 1981.
1988, secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation.
1989, secrétaire national du RPR, chargé de l'Animation, de la Jeunesse et de la Formation.
Co-directeur de la liste d'union pour les Élections européennes.
1992-1993, secrétaire général-adjoint du RPR, chargé des Fédérations.
Depuis 1993, membre du bureau politique.
1995-1997 porte-parole du RPR.
1998-1999, secrétaire général du RPR.
1999, président du RPR par intérim.
1999, tête de la liste RPR-DL pour les Élections européennes de juin
mai 2000, élu président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine.
novembre 2004, élu président de l'UMP avec 85,1 % des voix.
Carrière parlementaire
Député des Hauts-de-Seine (6e circonscription des Hauts-de-Seine) :
dates de ses mandats :
élu en 1988 (mandat jusqu'en mars 1993),
élu en mars 1993 (remplacé par son suppléant en avril 1993, après sa nomination comme ministre du budget),
élu en septembre 1995 (après la démission de son suppléant, mandat jusqu'en mai 1997),
élu en mai 1997 (mandat jusqu'en juin 2002)
élu en juin 2002 (remplacé par sa suppléante Joëlle Ceccaldi-Raynaud, en juillet 2002, après sa nomination comme ministre de l'Intérieur),
élu le 13 mars 2005 (après la démission de sa suppléante, mandat venant en principe à échéance en juin 2007) ; lors de cette élection partielle, il est réélu au premier tour, avec 70,01 % des suffrages exprimés, et 41,38 % de participation ;
membre des commissions parlementaires :
de juin 1988 à avril 1991 : membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République ;
d'avril 1991 à avril 1993 : membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales ;
d'octobre 1995 à juin 2002, membre de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan.
député français au Parlement européen :
élu le 13 juin 1999, sur le quota réservé à la liste Union pour l'Europe, dont il était tête de liste. En raison de la loi sur le cumul des mandats (il était à ce moment-là maire de Neuilly, député des Hauts-de-Seine et député européen), il choisit, dans le délai imparti, de démissionner de son mandat de député européen, ce qui a entraîné la nomination automatique en remplacement du premier candidat non élu de la liste, son « bras droit » Brice Hortefeux, président du Comité départemental RPR des Hauts-de-Seine.
Citation:
Carrière ministérielle
Mars 1993 - janvier 1995, Ministre du budget, Porte-parole du gouvernement, puis chargé, à titre provisoire, d'exercer les fonctions du ministre de la communication (gouvernement Balladur) ;
Janvier - mai 1995, Ministre du budget, chargé d'exercer les fonctions du ministre de la communication (gouvernement Balladur) ;
Mai 2002 - mars 2004, Ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales dans le premier et dans le second gouvernement Raffarin ;
31 mars 2004 - 29 novembre 2004, Ministre d'État, Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin.
À partir du 31 mai 2005, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, dans le gouvernement Dominique de Villepin.
Débats
Le Syndicat de la magistrature lui a reproché de remettre en cause la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice, notamment lorsqu'au cours de l'une de ses interventions à propos de l'affaire Nelly Crémel, qui concerne l'assassinat d'une femme par deux repris de justice tout juste libérés, il a demandé à ce que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit puni, ce qui lui a valu un rappel à l'ordre de la part de Dominique de Villepin.
Des députés socialistes ont demandé sa démission pour avoir mis en péril la mission de la police, après qu'il ait évoqué, lors de son passage sur l'émission Pièces à conviction (France 3) le lundi 26 septembre 2005, des arrestations en cours : « À la minute où je vous parle, des arrestations ont lieu », ce qui était effectivement le cas le jour de la diffusion, alors que l'émission avait été enregistrée le mercredi après-midi précédent. Selon le cabinet du ministre, ce dernier évoquait des arrestations qui avaient eu effectivement lieu un peu avant l'enregistrement.
Suite à plusieurs incendies dans des immeubles insalubres ayant causé la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy a demandé à ce que les immeubles insalubres ou dangereux, souvent voués à la destruction, soient évacués ; ce contre quoi des associations de défense des « sans-papiers », dont Droit au logement, ont protesté, car cela a entraîné l'expulsion de nombreux locataires ou squatteurs.
Le Syndicat de la magistrature lui reproche une collusion d'intérêt : « ainsi comme ministre de l´intérieur, il est le supérieur hiérarchique du préfet chargé de contrôler la légalité des actes administratifs accomplis par le président du conseil général des Hauts-de-Seine... Nicolas Sarkozy »
Des personnalités politiques de gauche lui reprochent de vouloir s'attirer l'électorat du Front National. Ainsi, Jack Lang affirme que « Nicolas Sarkozy est un Républicain, à la différence de Le Pen » mais parle de « dérive paraxénophobe ». De la même façon, Act-Up ou les Guignols de l'info présentent médiatiquement le ministre de l'Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d'égalité. Lors d'un trajet à Aurillac, Nicolas Sarkozy répond devant des journalistes « Je ne vise pas l'électorat du FN, je l'ai déjà. De toute façon, les journalistes se sont toujours trompés dans leur analyse politique. ».
Ses projets de « discrimination positive » ou de quotas de l'immigration voient l'opposition franche du premier Ministre qui les juge contraires aux valeurs de la Cinquième République. Cette pratique, courante aux États-Unis comme en Inde et notamment expérimentée à l'Institut d'études politiques de Paris (conventions ZEP), divise la classe politique française.
En janvier 2006, l'association Act Up a publié des affiches comportant la photographie de Nicolas Sarkozy et le slogan « Votez Le Pen ». Les affiches ont été rapidement retirées sous la pression d'un cabinet d'avocats agissant au nom du photographe détenteur des droits sur la photographie, et dont le travail avait été utilisé sans autorisation. Stéphane Dassé, président de l'association Gay Lib, a quant à lui estimé que « Act Up n'est plus crédible depuis longtemps. Elle dessert la cause des gays en abusant de la provoc gratuite ». Cette campagne a également été jugée « inacceptable » par le ministre Christian Estrosi. Nicolas Sarkozy a pour sa part répondu que « cette affiche est directement inspirée des méthodes du Front national. Cela porte un nom : l'amalgame. On ne dénonce pas l'extrémisme en étant soi-même extrémiste et en cédant à la pratique systématique de l'amalgame. Voilà ce que je dis aux dirigeants d'Act Up. »
Dans le cadre de l'Affaire Clearstream, un ou plusieurs « corbeaux » envoient des dénonciations anonymes de personnalités politiques au juge Renaud Van Ruymbeke, comme Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Sarkozy. D'après Libération la seconde lettre contenait un « listing bancaire de la clientèle supposée de Clearstream, tellement trafiqué qu'il ne bénéficie pas de la moindre once de crédibilité ». Le journal regrette cependant que Nicolas Sarkozy se soit constitué partie civile pour dénonciation calomnieuse, au nom de la séparation des pouvoirs.
L'organisation Big Brother Awards qui établit chaque année un palmarès des personnalités, des entreprises et des collectivités qui, à ses yeux, menacent la liberté de chacun a décerné le 3 février 2006 un Orwells 2005 à Nicolas Sarkozy dans la catégorie « pour l'ensemble de son oeuvre ». Il était également nominé dans la catégorie « novlangue ».
Yannick Noah a affirmé dans une interview avec Le Canard enchaîné que certains de ses propos auraient été censurés par Paris Match dans son édition du 15 décembre 2005, notamment l'affirmation « Si jamais Sarkozy passe, je me casse ! ». Le rédacteur en chef de Paris Match, Alain Genestar, a formellement démenti toute censure, affirmant qu'« il a décidé avec la personne interviewée de ce qui devait ou non paraître de cet entretien ». Il a précisé qu'ils avaient effectivement jugé bon de ne pas publier certains propos, afin notamment de ne pas envenimer une situation déjà tendue par la crise des banlieues.
Le 7 mars 2006, François Hollande demande une clarification des dépenses de déplacement de Nicolas Sarkozy. Le premier secrétaire du PS déclare que « les moyens de l'État sont au service aussi bien du ministre de l'Intérieur, ce qui est normal, qu'au service du président de l'UMP, candidat, ce qui là ne l'est plus. »
Politiques économiques et sociales
Pour Nicolas Sarkozy « la réforme des 35 heures a été un contresens économique », il est favorable à une « réforme profonde » des 35 heures. Il propose de redonner sa valeur au travail, ce qu'il résume par le slogan : « nous permettons à ceux qui veulent travailler plus de gagner plus ».
En 2004, il souhaite remplacer le Prêt à taux zéro par un crédit d'impôts.
Sur l'ISF, il déclara « je soutiens ceux qui dénoncent les effets pervers de l’actuel ISF.
_________________
"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur" (Beaumarchais)