le capitaliste Administrateur Adjoint


 Nombre de messages: 9105 Personnage politique préféré: Nicolas Sarkozy Date d'inscription: 01/07/2005
 | Sujet: Je crois en l'avenir de notre agriculture Sam 24 Fév - 21:44:18 | |
|  | Citation: | Ce ne sont peut-être pas les mêmes problématiques, mais villes et campagnes sont liées par des solidarités extrêmement fortes. Nous n’avancerons pas si nous opposons les deux. Sans les captages d’eau de Seine-et-Marne, les Parisiens manqueraient d’eau. Sans les campagnes environnant les agglomérations, ces dernières ne pourraient pas loger celles et ceux qui travaillent en ville, mais ne sont pas assez riches pour y vivre. Sans les campagnes, pas d’alimentation. Et, pour des millions de Français, y compris ceux qui vivent en ville, leurs racines sont à la campagne. La France est profondément rurale dans son âme, dans sa culture, dans ses racines. Cela ne doit pas nous exonérer de répondre aux difficultés que subissent les Français ruraux. Ma conviction est que notre pays doit répondre aux problèmes des campagnes, qui deviendront demain, sinon, les problèmes des villes. J’observe que les difficultés des campagnes sont elles-mêmes diverses : le vieillissement, les problèmes d’accès aux soins, la poursuite de l’exode rural pour le rural profond ; les conflits d’usage autour de l’espace et des ressources, l’emploi des jeunes, les besoins de services publics, le logement dans les zones périurbaines où une population jeune s’installe de plus en plus massivement.
Quand je parle d’égalité des chances, je vise toutes les situations, et notamment la situation des zones rurales. Le rural n’a pas vocation à être l’arrière-cour des villes. Les campagnes ont leurs besoins et leurs ressorts de développement propres. Je crois qu’elles sont plus dynamiques que ce que l’on peut parfois dire. Vivre à la campagne ne pourra jamais être comme vivre à la ville. Heureusement d’ailleurs ! Mais je souhaite que la solidarité à l’égard des campagnes soit renforcée par une véritable égalité des chances.
L’agriculture va créer de plus en plus d’emplois. Parce que la demande alimentaire mondiale augmente et que les débouchés se diversifient. Au niveau de la production, il est indispensable que nous aidions les jeunes qui le souhaitent à devenir exploitants ou techniciens de l’agriculture. Favorisons notamment l’installation de non ruraux pour mieux renouveler les générations. Quant aux filières de l’aval, il faut permettre à nos PME de se développer en allégeant les contraintes, en valorisant le risque.
Si j’avais une seule chose à dire aux agriculteurs français, c’est que, plus que jamais, notre pays a besoin d’eux et que nous ne les abandonnerons pas. Il ne faut pas leur donner comme seule perspective de devenir des jardiniers des paysages. Nous ne devons pas renoncer à la vocation productrice de notre agriculture, ni d’ailleurs au défi du développement durable. Je veux aussi que nous trouvions les moyens de revenir à une rémunération des agriculteurs majoritairement tirée des prix de leur production. Notre avenir sera européen. A ce propos, je le dis et je le répète : la PAC de 2003 doit aller jusqu’en 2013. Mais il nous appartient simultanément d’élaborer la PAC d’après. Je veux aussi répondre aux angoisses du monde agricole : il y a un avenir après 2013. Je m’y engage et, avec les producteurs, nous ferons entendre la voix de la France.
Nicolas SARKOZY |
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