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Soutien à Nicolas Sarkozy pour 2007
 
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 Pour une véritable révolution économique : les propositions

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MessageSujet: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Lun 22 Jan - 20:08:56

Interview de Nicolas Sarkozy
Mardi 23 janvier 2007
, Arnaud Leparmentier et Philippe Ridet




Citation :
Quelle est la première de vos priorités économiques ?

-La priorité des priorités est de revaloriser le travail. La crise morale française porte un nom : c'est la crise du travail. C’est lui qui est créateur d’emplois, et pas le partage du travail. Le travail crée le travail. Il faut donc récompenser le travail, créer de l’activité, favoriser la croissance. Et ce sont les réformes qui feront la croissance, pas les économies budgétaires. Notre premier grand problème est celui du pouvoir d’achat. Pourquoi avons-nous, depuis quinze ans, un taux de croissance inférieur de 1% à celui des meilleurs des pays libres ? Parce que les salaires sont trop bas, les charges trop lourdes, la pression fiscale trop élevée. Les 35 heures ont servi de prétexte à la rigueur salariale et creusé le déficit de l’Etat. 17 des 22 milliards d’allègements de charges servent à les payer.


Comment redonnerez- vous du pouvoir d’achat aux Français ?

-Je propose une véritable révolution économique. On ne peut pas se dire Européen et se satisfaire de prélèvements obligatoires qui représentent 45,3 % du PIB, soit quatre points de plus que la moyenne de l’Union européenne à 15. Il faut que les Français en aient pour leur argent. On peut leur donner des prestations meilleures en dépensant moins. Si on réduit de 4 points nos prélèvements obligatoires, on rend 68 milliards d’euros aux Français : 2000 euros rendus aux Français par foyer et par an, y compris les retraités, et 4900 euros par foyer si on s’en tient à la France qui travaille.


Comment le faites-vous concrètement ?

-Nous le ferons en réduisant la fiscalité qui pèse sur le travail. Nous le ferons aussi en récompensant le travail supplémentaire. Tout est fait aujourd’hui pour décourager les entreprises d’en donner. J’estime qu’on a payé son dû à la sécurité sociale quand on a payé les cotisations pour la durée moyenne de travail. Je propose donc que les entreprises ne payent pas de cotisations sur les heures supplémentaires – ce sera une incitation à l’entreprise à en donner - et que le salarié ne paie pas d’impôt sur le revenu supplémentaire qu’il perçoit. Songez qu’un salarié rémunéré au SMIC qui fera 4 heures supplémentaires par semaine augmentera son revenu de près de 2000 euros par an. C’est un double bonus. Et l’Etat y trouvera son compte car lorsque les salariés ont plus de pouvoir d’achat, ils consomment davantage et les recettes de TVA augmentent.


Le Conseil constitutionnel semble avoir des réserves sur l’exonération de l’impôt sur le revenu...

-Je suis prêt à affronter ce débat tant il me paraît essentiel à la croissance française.


Avec Jean-Louis Debré, nommé entretemps président du Conseil constitutionnel ?

-J’ai la volonté de réhabiliter le travail. Cela n’a rien à voir avec la nomination du président du Conseil constitutionnel.

-Je veux également mettre fin à une injustice qui consiste à rémunérer différemment les heures supplémentaires : 10 % de plus dans les entreprises de moins de 20 salariés et 25 % dans les autres. Tout le monde doit avoir 25 %. Grâce à cette exonération sociale et fiscale, un smicard qui travaillerait 50 minutes de plus par jour sur la base de cinq jours travaillés gagnerait en plus 1980 euros net par an, 165 euros par mois. C'est considérable !


Peut-on réduire à ce point la dépense publique ?

-Trouver des économies est possible à condition de traiter de l’emploi dans la fonction publique. Avec les retraites des fonctionnaires, il représente 45 % du budget. Je fais mien l’objectif de ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux. La moitié de la productivité ainsi gagnée doit servir à réduire les déficits, l’autre à augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Il faudra aussi supprimer tous les organismes inutiles, comme le Conseil monétaire de la banque de France, et faire une révision systématique de tous les programmes : Nous ne voulons pas consacrer 5 milliards d’euros aux préretraites : nous voulons utiliser l’argent public pour créer de l’activité, pas pour empêcher les gens de travailler. Les 23 milliards de la formation professionnelle constituent un gisement de productivité considérable. Et il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d’activité. Dans notre société les devoirs doivent être la contrepartie des droits.


Que ferez-vous sur l’université ?

-Nous proposerons un statut d'autonomie pour toutes les universités qui le désireront. Les universités qui accepteront de se réformer, auront des moyens supplémentaires.


Dans quelles dépenses de l’Etat providence peut-on tailler ?

-Je ne pense pas qu’il y ait matière à beaucoup d’économies dans la santé. Compte tenu de l’allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l’aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l’investissement dans la santé sera forcément majeur.


Restez-vous favorable à une santé quasi totalement socialisée ?

-Je suis pour une santé basée sur la solidarité, mais nous n’éviterons pas de responsabiliser les patients. Il faut instaurer une franchise modeste par famille, et pas par individu, sur les premiers euros de dépenses annuelles en consultations médicales ou en examens biologiques. Je suis en revanche réservé sur le forfait de 1 euro sur les boîtes de médicaments, qui pénalise, c’est un comble, ceux qui sont le plus gravement malades.


Faut-il instaurer des cotisations maladie progressives, alors qu’elles sont aujourd’hui proportionnelles ?

-Je n’y suis pas favorable. Il faut essentiellement responsabiliser le patient. Tous les ans, il y aura un débat au Parlement : si l’objectif national de dépenses est respecté, on baissera la franchise. Si ce n’est pas le cas, on l’augmentera. Il y aura certaines exonérations, par exemple pour les ménages les plus modestes. Cette formule me semble infiniment plus utile que l’augmentation de la CSG, qui n’a aucune vertu pédagogique et pèse sur les prélèvements obligatoires.


Doit-on responsabiliser le corps médical ?

-Il l’est. La médecine libérale, qui ne représente que 15% des dépenses, a fait beaucoup d’efforts. Je propose deux réformes sur l’hôpital : celle de la gouvernance, car les hôpitaux ont besoin d’un patron, et celle de la carte hospitalière, mais sans s’inscrire dans une logique du tout ou rien. Je précise qu’il faut conserver des équipements de proximité. On peut avoir des regroupements d’établissement en gardant des sites géographiques différenciés.


Pouvez-vous préciser vos propositions sur la fiscalité ?

-J’ai déjà évoqué la fiscalité sur le travail. Je veux en outre que 95 % des Français soient exonérés des droits de succession. La vie est mal faite : quand on est plus âgé, on a moins de besoins et plus de revenus. Quand on est jeune, on a beaucoup de besoin et peu de revenus. Je crois à la mobilité du capital, du patrimoine. Le problème de la France, c’est qu’on hérite trop tard. Quand on a travaillé toute sa vie et qu’on a créé un patrimoine, on doit pouvoir le laisser en franchise d’impôt à ses enfants.


Faut-il exonérer les patrimoines jusqu’à 300 000 euros ?

- Qu’il faille un plafond, sûrement, mais je préfère m’en tenir à des principes. Je veux laisser prospérer le débat. Les socialistes veulent augmenter les impôts. Nous voulons les réduire. Voici l'un des grands débats de la présidentielle.


N’est-ce pas contradictoire avec l’idée qu’il faut accumuler pour la retraite ?

-La retraite, ce n’est pas un problème d’épargne mais de travail. Si cela vous intéresse de travailler jusqu’à 70 ans et de partir ensuite en vacances plutôt qu’acheter un appartement pour vos petits-enfants, c’est votre droit. Mais en travaillant davantage, vous contribuez à résoudre le problème de l’équilibre des retraites.


Soixante-dix ans est-ce un cap à fixer ?

-Non, le cap c’est la liberté. Il faut que celui qui veut travailler plus longtemps puisse le faire. Je souhaite une société du libre choix.


Faut-il garder la retraite à 60 ans ?

-Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d’être la durée hebdomadaire légale du travail. Que ce soit un minimum, cela me va très bien. Ce que je n’accepte pas est que cela soit aussi un maximum. Quelle drôle d'idée que d'interdire aux Français de travailler plus pour gagner plus.


Réformerez-vous les stocks options ?

Je n’aime pas l’idée de stock options réservées à un petit groupe de cadres dirigeants. Je suis très tenté par l’idée de plans de stock options pour tous ou pour personne. Il faut aussi débloquer les fonds de participation. Je suis également très réservé sur les golden parachutes. Les gros salaires ne me choquent pas à condition qu’ils soient associés à un vrai risque. Pour prendre un exemple, Patrick Kron qui a redressé Alstom mérite un gros salaire. Son prédécesseur ne méritait pas de golden parachute.


Que ferez-vous de l’impôt de solidarité sur la fortune ?

-Il n’y aura pas de suppression de l’ISF si je suis président de la République. Il est normal que ceux qui ont les plus gros patrimoines paient davantage. En revanche, je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné. Il faut faire revenir les patrimoines et créer une nouvelle génération de capitalistes familiaux, qui investissent dans les PME et au service de l’emploi. J’entends donc donner à ceux qui paient l’ISF la possibilité de déduire de cet impôt, par exemple jusqu’à 50 000 euros, à condition de l’investir dans les PME. Je veux que tous ceux qui ont des projets puissent les financer et pas seulement dans la high tech ou dans Internet.


Sortirez-vous la résidence principale de l’assiette de l’ISF ?

-L'Etat n’a pas à arbitrer sur les choix d’investissement des Français. Surtout, on ne peut pas se plaindre de la faiblesse de l’actionnariat français et considérer qu’il faut payer l’ISF quand on achète des actions mais pas quand on a de l’immobilier.


Que faire néanmoins sur l’immobilier ?

-Grâce à l’inflation, les classes moyennes, il y a 40 ans, pouvaient aisément devenir propriétaires de leur logement. Elles ne le peuvent plus aujourd’hui. Ce n’est ni normal ni juste. Je veux une France où chacun puisse accéder à la propriété et propose que l’on puisse déduire 100 % des intérêts d’emprunt contracté pour l’acquisition de son logement de son impôt sur le revenu. Il n’y a aucune raison qu’on paie des impôts sur les intérêts qu’on verse. L’Etat, lui, doit mettre sa signature au service de celui qui n’a pas de caution – je suis pour un service public de caution – et en outre il faut supprimer la surprime imposée aux malades qui empruntent. Je veux aussi le crédit revolving c’est-à-dire donner la possibilité d’emprunter de nouveau à mesure que l’on rembourse ses emprunts. Une société qui emprunte est une société qui croit en l’avenir.


Doit- on augmenter le Smic ?

-Porter le Smic à 1500 euros, comme le proposent certains socialistes, ce serait un tout petit effort sur la durée de la législature. En réalité, tout en conservant le smic, il faut s’attaquer à l’écrasement des grilles salariales et faire un effort sur l’ensemble des salaires. Eux veulent l'augmentation du seul SMIC ; je préfère l'augmentation de tous les salaires grâce à l'augmentation de la quantité de travail.


La chancelière allemande Angela Merkel dit qu’il faut laisser la BCE hors de la politique.

-Je suis tout à fait d’accord. Mais si nous avons fait l’euro c’est pour faire une zone de croissance. J’ai confiance dans l’euro, mais la stratégie qui consiste à rester en permanence immobile sur les taux d’intérêt, c’est l’exemple inverse de ce qu’a fait Alan Greenspan aux Etats-Unis ou Gordon Brown en Angleterre avec le succès que l’on connaît. Il ne faut pas se priver de cet instrument décisif qu’est l’instrument monétaire, même si, s’agissant de la France, il ne nous dispensera pas de faire également des réformes structurelles.


Qu’entendez-vous par fiscalité écologique ?

-Il ne s’agit pas de mettre une taxe sur l’essence, mais d’instaurer une fiscalité différenciée pour les produits propres et les produits polluants. Actuellement, la fiscalité écologique représente 2,5% du PIB. Il faut passer à 5% en faisant payer les pollueurs. Il faut aussi négocier avec nos partenaires européens des taux réduits de 19,6 à 5,5 % de TVA par exemple pour les voitures propres, les bâtiments à haute qualité environnementale ou les travaux d’isolation de son pavillon.


Croire en la démocratie sociale et annoncer le vote en juin d’une loi sur le service minimum n’est-ce pas incompatible ?

-Je ne vois pas pourquoi ce serait incompatible. En quoi un service minimum qui est la contre partie d'un monopole, serait-il contraire à la démocratie ? Il existe déjà dans les hôpitaux, à la télévision. Je crois au droit de grève individuel, pas à la prise d’otages.


Avec la bonne conjoncture, le déficit budgétaire s’est réduit plus que prévu. Faut-il accélérer le retour de l’endettement sous la barre des 60% du produit intérieur brut ?

Ce qu’il faut, c’est en priorité faire des réformes. Ce sont elles qui apporteront la croissance et les économies. L’objectif en tout cas doit être atteint car un pays lourdement déficitaire met en danger son indépendance.


Le Pen aura-t-il ses signatures pour se présenter à la présidentielle ?

-C’est souhaitable, comme ce doit l'être pour tous les candidats qui représentent un courant de l’opinion. Je suis favorable à l'allongement du délai pour obtenir des signatures.


Est-ce que les difficultés de Ségolène Royal vous rendent optimiste ?

-Je veux mener une campagne positive, redonner de l’espérance. Pour que tout devienne possible, je n’attends pas que mon contradicteur ait des problèmes, même si cette campagne est bien sûr l’occasion pour chacun de révéler sa vraie nature.


La gauche vous accuse d’avoir capté son héritage en citant Jaurès, Blum et Zola ?

-Il n’y a pas d’histoire de gauche et d’histoire de droite. Il y a l’Histoire de France. La France, c’est une synthèse et ne pas le comprendre, c’est ne rien comprendre à la France. Voilà donc que François Hollande développe une lecture communautariste de l’Histoire. Je suis très heureux d’avoir redonné à la gauche le goût de Blum ! Je ne reconnais plus le socialisme de Mitterrand. Au moins, celui-là avait-il des lettres. Et quand l'ancien président allait parler de la mort avec Jean Guitton, est-ce qu’il se posait la question de savoir s’il était de droite ? Je me dois être à l'écoute de l’électorat de gauche quand il est à ce point trahi et abandonné dans ses valeurs par les actuels dirigeants socialistes.


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MessageSujet: Interview de Nicolas au Figaro 31/01/07   Mer 31 Jan - 9:28:20

Dans une interview à paraître dans le Figaro de mercredi, le candidat de l’UMP se définit comme le candidat du "travail". Il estime par ailleurs que le soutien de Jacques Chirac serait "important".


Le Figaro a écrit:
Dans votre discours de l’UMP, vous avez déclaré: «Lorsqu’il s’agit de la France il n’y a plus de camp». Cela veut-il dire que le clivage droite-gauche est dépassé ?

Nicolas SARKOZY.- Non, cela signifie que je ne serai pas le président d’une France de droite contre une France de gauche. On peut fort bien, comme je le fais, revendiquer son adhésion aux valeurs de droite et estimer que l’élection présidentielle est une occasion de transcender les clivages, de rassembler une majorité sur un projet de cinq ans. En tant que candidat à la présidentielle, j’ai le devoir de parler comme un chef de l’Etat doit parler à la France, non pas comme un chef de parti parle à une famille ou encore moins à un clan.

A vouloir séduire les électeurs de gauche, ne risquez-vous pas de désorienter ceux de droite?

Je ne me résoudrai jamais à abandonner les électeurs dont la République a besoin. Ces électeurs les plus populaires, qui se sont sentis abandonnés depuis tant d’années, parce que la gauche ne leur parle plus. Ces électeurs qui se sont tournés vers les extrêmes pour crier leur colère. Ces électeurs de gauche qui ne se reconnaissent plus dans la gauche d’aujourd’hui, qui parle exclusivement aux salariés dotés d’un statut. Enfin, bien sûr, je n’oublie pas les électeurs traditionnels de la droite, qui ont eu tant de fois le sentiment que leurs idées n’étaient pas défendues. Tout cela fait une Nation. C’est à elle tout entière que je veux m’adresser.

Vous citez Blum, Jaurès, Zola... Pourquoi pas Montesquieu, Tocqueville, Aron...?

Je n’ai pas le sentiment que Clemenceau ou Georges Mandel soient des héros traditionnels de la gauche. Je n’ai pas le sentiment de négliger le coeur de la droite quand je cite le Frère Christian, égorgé à Tibhérine, ou quand j’évoque l’héritage de 2000 ans de chrétienté.

Que répondez-vous à Ségolène Royal lorsqu’elle vous accuse de confondre Valmy et les croisades ?

Je ne me reconnais pas dans cette repentance systématique qui va droit au dénigrement de la Nation, lequel conduit à la détestation de soi. C’est la vision d’une certaine gauche, ce n’est pas la mienne. Je ne réduis pas, par exemple, l’action de la France en Algérie à un système incontestablement injuste, mais à l’intérieur duquel un certain nombre de Français ont soigné, ont instruit, ont construit. Ils ne doivent pas être assimilés à ce système injuste.

Vous parliez des valeurs de la droite. Quelles sont-elles ?

Au premier rang, je mettrai la valeur travail dont l’oubli résume à mes yeux toute la crise morale française. Le travail a été délaissé par la droite et trahi par la gauche. Les socialistes ne parlent plus des travailleurs, c’est un signe. Je veux être le candidat du travail. C’est ma cohérence et le ciment de mon projet. La deuxième valeur, c’est le respect. L’erreur de mai 68, c’est d’avoir pensé faire le bonheur de l’élève en le considérant comme l’égal du maître. Or, si l’élève a vocation à dépasser le maître, il doit respecter son autorité. Enfin, il y a la valeur de responsabilité. Je considère qu’il n’existe pas de droit sans devoir en contrepartie. Je demande que nul ne puisse refuser plus de deux offres d’emploi qui correspondent à sa qualification. Je demande aussi qu’il n’y ait pas de minimum social sans une obligation d’activité en contrepartie.

Avec ce discours, est-ce que vous ne refaites pas aux Français le coup de la « fracture sociale » ?

La fracture sociale c’était défendre les pauvres sans travail. Je veux qu’on oublie pas les travailleurs pauvres. Je ne promets pas plus d’assistance, mais plus de travail. Je suis contre l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement, pour le mérite, la juste récompense des efforts de chacun, et la promotion sociale.

Sur la valeur travail, l’immigration ou l’éducation, Ségolène Royal ne dit-elle pas la même chose que vous ?

Les socialistes proposent de travailler moins. Moi, je propose de gagner plus. Jusqu’à présent, la candidate socialiste ne nous a pas fait l’honneur de nous dire ce qu’elle proposait sur les 35 heures. Moi, je le dis très simplement: je veux que les 35 heures soient un minimum, pas un maximum. Sur les clandestins, c’est clair : si je suis président de la République il n’y aura pas de régularisation globale. Est-elle prête à prendre le même engagement ?

La suppression de la carte scolaire est-elle encore à l’ordre du jour ?

J’avance une idée précise : je propose que tout de suite 10 à 20% des effectifs des écoles puissent être recrutés hors secteur scolaire, pour que chaque parent soit libre du choix de son école. Le processus sera ensuite progressif. La suppression de la carte scolaire, dans mon esprit, est l’aboutissement d’une politique d’excellence dans tous les établissements. Je veux une mixité sociale qui tire vers le haut chaque enfant.

Depuis quelques temps, vous parlez beaucoup moins de « rupture »...

Aujourd’hui, la réalité est que j’incarne une rupture dans ma manière de faire de la politique. Je n’ai plus besoin d’insister. Je ne renonce à rien : ainsi si je suis élu, j’instaurerai le service minimum, la liberté syndicale et le vote à bulletin secret pour empêcher les piquets de grève. Le vote n’empêche pas ceux qui veulent faire grève de le faire. Mais s’il y a 51% de gens qui refusent la grève, on ne pourra pas les empêcher de travailler.

Diriez-vous que votre projet est libéral ?

Je suis libéral, mais je refuse la caricature du libéralisme. J’ai dit que le capitalisme doit respecter une éthique. Je ne transigerai pas là-dessus. Que les chefs d’entreprises aient des gros salaires, c’est normal car c’est la contrepartie d’un risque. Mais les « golden parachute » me choquent. Je crois que c’est le travail qui crée le travail. Je veux autoriser les gens à s’affranchir des 35 heures, à cumuler retraite et travail à temps partiel. Je veux que les patrimoines s’investissent en France, je veux qu’on développe le capitalisme familial, par exemple en défiscalisant la cotisation à l’ISF de ceux qui investiront dans les petites entreprises. Tout cela n’est-il pas libéral?

On vous reproche de vouloir calquer le contrat unique sur le CNE...

Le CNE est une création utile qui a prouvé son efficacité. Mais je veux créér un contrat nouveau qui conservera la souplesse tout en offrant davantage de garanties aux salariés. Ce sera l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux.

Sur les retraites, comment allez-vous éviter la levée de boucliers sur les régimes spéciaux ?

La loi Fillon permet de garantir leur paiement jusqu’à 2020. Le PS annonce qu’il reviendra sur cette loi. Moi, je la confirme. Tranquillement, pour des raisons d’équité, nous ferons la réforme des régimes spéciaux. En tenant compte, bien sûr, de la pénibilité. Je poserai également la question de la revalorisation des petites retraites. Celles par exemple des trois millions d’artisans, de commerçants et d’agriculteurs. Pour retrouver des marges de manoeuvre, il faut aussi permettre à ceux qui veulent continuer de travailler au-delà de 60 ans de le faire.

Vous proposez de redistribuer beaucoup d’argent aux Français. Mais où le trouverez-vous ?

C’est vrai, la garde des enfants après l’école coûte de l’argent, mais cela coûte aussi davantage de laisser les orphelins de 16 h à la loi de la rue! Alors, oui, j’ai proposé 68 milliards de réduction des prélèvements obligatoires. C’est un objectif que l’on peut raisonnablement tenir en deux législatures, et moins si la croissance est au rendez-vous. Pourquoi ? Tout simplement pour rejoindre la moyenne européenne.

Comment est-ce possible ?

Je vous rappelle que je propose qu’un fonctionnaire sur deux mis à la retraite ne soit pas remplacé. Je compte aussi faire une révision systématique des habitudes de dépense. Il y a des économies à faire sur les 5 milliards d’euros par an d’allocations pour les préretraites, ou sur les 17 milliard d’euros d’aides aux entreprises pour financer les 35 heures. Dépenser tout cet argent public pour empêcher les gens de travailler c’est contraire à l’intérêt de la France. La formation professionnelle, c’est 23 milliards d’euros qui ne sont pas entièrement au service de la politique de l’emploi. Il y a matière à trouver des économies. Surtout, je veux relancer la croissance en libérant le travail. Pourquoi la France, depuis quinze ans a-t-elle 1% de croissance en moins que les pays comparables ? Parce que l’on ne travaille pas assez.

La TVA sociale figurera-t-elle dans votre programme présidentiel ?

Mon opinion n’est pas définitivement faite sur cette question. Elle mérite débat. Le travail, c’est l’évidence, est surtaxé. Que nous reste-t-il? Le capital? Mais il s’en ira si on le taxe trop. La consommation, en revanche, ouvre des possibilités. Les Allemands l’ont fait, mais ils partaient d’une TVA à 16%. C’est une piste.

Paris accueille la conférence de l’Environnement. Croyez-vous à la réalité du péril climatique ?

Oui. Ma conviction est que l’humanité danse sur un volcan. Et il faut agir maintenant. Je propose de taxer les importations des pays qui ne respectent pas les mêmes règles environnementales que nous. Je veux également que l’Europe se dote systématiquement d’un taux de TVA réduit sur les produits propres. Pour moi, l’environnement est aussi une source de croissance. Je veux que le développement durable irrigue toute notre stratégie économique. Sur ce point je suis effaré par la proposition de Ségolène Royal, qui consiste à diviser par deux l’énergie nucléaire sans qu’elle nous dise quand et comment elle la remplacera. Le retrait de Nicolas Hulot en tout état de cause me fait obligation d’honorer scrupuleusement les engagements du pacte écologique.

Vous avez parlé d’une « campagne de caniveau ».Ségolène Royal se plaint de la « médiocrité » du débat. Qui est responsable de ce climat ?

Se plaindre que la campagne ne soit pas de grande qualité quand on fuit le débat, c’est un grand classique ! Si l’on a des conseils à donner pour l’améliorer, je suis tout ouïe, mais je n’ai pas le sentiment de ne pas avoir fait de propositions. Et je le dis solennellement aux Français : ces propositions constituent un contrat de confiance. Je ferai tout ce que je dis.

L’UMP ne s’est pas privée de faire le procès en incompétence de Ségolène Royal. Est-ce la bonne approche ?

Les occasions ont été si nombreuses que je n’ai pas le sentiment que nous les ayons toutes relevées ! Je n’ai réagi qu’une seule fois, sur la Corse. Les Corses sont victimes et pas coupables de la violence. Je ne peux pas accepter que la question soit traitée avec tant de légèreté ! Quand on croit parler à un premier ministre étranger, on s’exprime au nom de la France. La sincérité de Mme Royal, parce que la conversation était censée être privée, n’excuse pas ce qu’elle a dit.

Les RG ont reconnu avoir enquêté sur Bruno Rebelle, un conseiller de votre adversaire PS. Cette affaire ne pose-t-elle pas la question de la date de votre départ du ministère de l’Intérieur ?

Ce sont deux questions distinctes. M. Rebelle a fait l’objet d’une fiche des RG il y a longtemps déjà parce qu’il était membre de Greenpeace, une association qui provoquait des troubles à l’ordre public. Cette fiche a été actualisée comme elle l’était régulièrement sous les gouvernements de gauche. Je ne vois pas le problème. Tout cela n’a aucun sens. Ou plutôt, cela traduit une nervosité que je peux comprendre. J’ai déjà eu l’occasion de m’étonner que M. Hollande demande mon départ du gouvernement, alors qu’il n’était pas gêné de participer à des réunions de campagne à Matignon avec M. Jospin. Je ne serai plus ministre quand la campagne officielle démarrera, le 9 avril au plus tard. Aucun candidat n’avait encore pris un tel engagement.

En restant à l’Intérieur, ne prenez-vous pas des risques ?

Ce n’est pas une question de risques, c’est une question de devoir. Les Français n’attendent pas de moi que je me désintéresse de leur sécurité. Entre l’engagement que j’ai pris vis-à-vis d’eux et les nécessités de la campagne, il y a un juste équilibre qui tient en une phrase : je fais mon travail.

Comment expliquez-vous que Michèle Alliot-Marie n’ait pas été autorisée à vous accompagner à Londres, hier ?

Le président de la République a considéré que ce n’était pas opportun, compte tenu des discussions en cours avec la Grande- Bretagne, mais Michèle Alliot-Marie s’exprimera à mes côtés à Toulon, le 7 février. À la différence des socialistes, j’ai compris que je devais associer toute ma famille politique. Je ne veux pas être un candidat solitaire. J’irai voir Angela Merkel le 12 février avec Alain Juppé, et j’espère que Dominique de Villepin pourra lui aussi m’apporter son aide le moment venu. J’en aurai besoin.

Quand ?

Quand Jacques Chirac aura fait connaître sa décision. Nous avons évoqué ce moment avec le président de la République, mais je ne suis pas son porte-parole.

Qu’attendez-vous de lui ?

Quand on est candidat à l’Élysée, on n’a rien à demander, ce sont les Français qui décident. Mais si le président de la République devait me manifester son soutien, ce serait important.

Allez-vous défendre les révisions constitutionnelles ?

Je ferai tout pour donner de la majorité l’image de l’unité et de la sérénité.

François Bayrou est-il pour vous un allié ou un adversaire ?

C’est un homme de qualité, qui mène une campagne intéressante, et je veille à ce que chacun puisse se retrouver le moment venu. Puisque aujourd’hui il y a concurrence, je ne la refuse pas. Les Français choisiront. Mais lui aussi devra choisir.

Faut-il que des élus UMP parrainent Jean-Marie Le Pen pour qu’il puisse se présenter ?

J’ai dit qu’on ne combattait pas les idées du FN, ou de l’extrême gauche, en les réduisant au silence. Mais c’est une chose de ne rien faire pour empêcher leurs candidatures, c’en est une autre de récolter des signatures pour eux. Ce n’est pas mon rôle.

Quel va être le sort du député UMP Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes ?

Il ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit. Je ne veux ni de près ni de loin être associé à des propos homophobes. Depuis des années, j’accomplis un travail en profondeur sur l’ordre, le travail, la responsabilité, le respect. J’ai trop souffert d’une droite qui ne défendait pas ses idées pour prendre le risque de saboter cet effort en acceptant des propos caricaturaux.

Les socialistes, prennez-en de la graine ! Le jour où la Cruche assurera une interview de ce type, bourrée de propositions précises, vous nous ferrez signe ! Mr. Green
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 11:19:14

Voilà une excellente prestation .
Sarkozy ne perle déjà plus en chef de parti mais en caandidat chef d'éat , il n'oppose pas les Français , il les rassemble ., les riches , les modestes ,les salariés , les retraités ....Or c'est cela la France .
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 18:59:21

Je cautionne tout ce que vous dites car c'est encore une fois une magnifique interview donnée au Fiagro. Les propositions sont présentes, simples et précises. Je pense que les français ne se tromperont pas en choisissant : ils privilégeriont l'approche concrête, c'est à dire comparer les diverses propositions des candidats. Projet contre projet ! Et Sarkozy me semble être le seul candidat à parler sans tabou et de manière concrête aux français !
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 20:14:13

il a le charisme d'un président !!! je n'ai qu'un chose a dire ! BRAVO !
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karl
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 20:24:29

ce mec a une repartie extra, j'ai hate de voir le debat royal sarkozy... je vous le dit on va se marrer
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Pierre.E
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 20:26:48

karl a écrit:
ce mec a une repartie extra, j'ai hate de voir le debat royal sarkozy... je vous le dit on va se marrer
Elle le refusera.
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 20:30:41

aline a écrit:
il a le charisme d'un président !!! je n'ai qu'un chose a dire ! BRAVO !

Mais il sera notre Président ! cheers cheers Préparez vos mouchoirs à gauche Sad Sad Mr.Red
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Flo'
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 20:38:43

Pierre.E a écrit:
karl a écrit:
ce mec a une repartie extra, j'ai hate de voir le debat royal sarkozy... je vous le dit on va se marrer
Elle le refusera.

Je suis d'accord..faut-il encore qu'elle accepte les débats.. Rolling Eyes
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Pierre.E
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 20:45:45

Si elle se hisse au second tour face à Sarko, et que les sondages sont limite-limite, elle ne prendra pas le risque d'un débat où elle risque de perdre pied. Et je ne parle même pas d'un éventuel tour face à Bayrou. Privé de l'argument "vous êtes au gouvernement depuis 5 ans" (qui peut faire ses petits effets contre Sarko), elle se ferait laminer par le candidat de l'UDF. Ce serait à coup sûr un grand moment de la Télévision française.
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kosocial
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 22:53:21

Moment choisis :

Citation :
Sur la valeur travail, l’immigration ou l’éducation, Ségolène Royal ne dit-elle pas la même chose que vous ?


Les socialistes proposent de travailler moins. Moi, je propose de gagner plus. Jusqu’à présent, la candidate socialiste ne nous a pas fait l’honneur de nous dire ce qu’elle proposait sur les 35 heures. Moi, je le dis très simplement: je veux que les 35 heures soient un minimum, pas un maximum. Sur les clandestins, c’est clair : si je suis président de la République il n’y aura pas de régularisation globale. Est-elle prête à prendre le même engagement ?

Ah bon, les socialiste veulent passer aux 32 heures ? Je savais pas ! Et donc Sarko va augmenter les salaires ? Cool ! Ah, ce sont des raccourcis. Hum, moi j'appelle ça du populisme.
Sinon, si quelqu'un voit Sarko ces jours-ci, faudra lui dire que 35 heures, c'est la durée légal du travail, donc a plein temp c'est le minimum. Et c'est pas le maximum non plus, car contrairement a ce qu'ils veut nous faire croire, les heures supp ne sont pas interditent en France.
Au passage, je lui rappelle qu'il est au gouvrenement depuis 5 ans et chef de la majorité depuis un moment.

Citation :
La suppression de la carte scolaire est-elle encore à l’ordre du jour ?


J’avance une idée précise : je propose que tout de suite 10 à 20% des effectifs des écoles puissent être recrutés hors secteur scolaire, pour que chaque parent soit libre du choix de son école. Le processus sera ensuite progressif. La suppression de la carte scolaire, dans mon esprit, est l’aboutissement d’une politique d’excellence dans tous les établissements. Je veux une mixité sociale qui tire vers le haut chaque enfant.

Pas d'accord. Je n'arrive pas a comprendre cette logique qui voudrait qu'en supprimant la carte scolaire on est une mixité sociale ! Ce qui va se passé, c'est accentué ce qui se passe a moindre echelle : les riches iront dans des écoles de riches et les pauvres dans des écoles de pauvres. Adieu l'école de la république. Alors on va me dire mais l'école de la république est déjà morte il n'y a plus rien a faire ! Je dirais: drôle de language pour des progressistes... Il suffit d'une meilleur répartition de moyen et de ne pas supprimer des postes sous pretexte qu'une classe n'a que 20 élèves au lieu de 25 !

On vous reproche de vouloir calquer le contrat unique sur le CNE...


Citation :
Le CNE est une création utile qui a prouvé son efficacité. Mais je veux créér un contrat nouveau qui conservera la souplesse tout en offrant davantage de garanties aux salariés. Ce sera l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux.

No comment. On connait les négociation avec la droite...

Citation :
Comment est-ce possible ?


Je vous rappelle que je propose qu’un fonctionnaire sur deux mis à la retraite ne soit pas remplacé. Je compte aussi faire une révision systématique des habitudes de dépense. Il y a des économies à faire sur les 5 milliards d’euros par an d’allocations pour les préretraites, ou sur les 17 milliard d’euros d’aides aux entreprises pour financer les 35 heures. Dépenser tout cet argent public pour empêcher les gens de travailler c’est contraire à l’intérêt de la France. La formation professionnelle, c’est 23 milliards d’euros qui ne sont pas entièrement au service de la politique de l’emploi. Il y a matière à trouver des économies. Surtout, je veux relancer la croissance en libérant le travail. Pourquoi la France, depuis quinze ans a-t-elle 1% de croissance en moins que les pays comparables ? Parce que l’on ne travaille pas assez.

Un poste de fonctionnaire sur deux ! Ne râlez plus parce que la sécu ne traite plus vos demande, parce que vos enfants sont a 35 par classe, parce que EDF (temps que c'est public) ne remets pas le courant après une tempête et j'en passe et des meilleurs ! D'ailleurs la politique de ne pas remplacer les fonctionnaires montre déjà ses limites car pour un fonctionnaire en retraite, on embauche un contractuel à la place !
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Mer 31 Jan - 23:22:28

Bravo à Sarkozy pour cette interview de grande qualité !
Nul doute que la cruche en est incapable .
Je voudrai relever une chose .
Nous avons pris une avance tres confortable sur les socialos qui conviendrai de conserver .
Je crois que nous avons une cartouche particulière à utiliser si la cruche pond 1 ou 2 idées interessantes le 11 fevrier et qui la fasse gagner des points .
Il faudrai que Chirac annonce devant la Nation son soutien inconditionnel à Nicolas Sarkozy ,celui de Villepin suivrai dans la foulée .
Je suis convaincu que cela consoliderai la position de Sarko durablement en rajoutant une légitimité importante . Very Happy
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Jeu 1 Fév - 0:49:08

kosocial ,on voit bien tes oeillères dans ta logique de gauchiste archaique....-non ,ne rougit pas-...... mais nous sommes le SEUL pays ou la carte scolaire est encore existante........... ca ne t'interpelle ce détail ?

sinon ,les 35 heures n'auront apporté qu'un minimum d'heure de boulot...avec la possibilité de bosser enfin plus ! le ps veut généraliser les 35 heures... la encore y a comme un bugg chez vous...

quand au CNE il sera certainement amélioré pour plus de protection pour l'employé....mais bon ,ca tu ne le vois pas et ,c'est pas pour dire mais c'est vachement mieux que les contrats jeunes...y a pas photo !

pour les négoc' ,ne t'en fait pas ,on en a des bons de négociateurs à l'ump...villepin ce n'est qu'une exception...il avait du oublier comment ca marche du haut de son trône....

pour les fonctionaires....au moins mes gosses n'auront pas a casquer un max...
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Jeu 1 Fév - 21:14:19

Citation :
Sinon, si quelqu'un voit Sarko ces jours-ci, faudra lui dire que 35 heures, c'est la durée légal du travail, donc a plein temp c'est le minimum. Et c'est pas le maximum non plus, car contrairement a ce qu'ils veut nous faire croire, les heures supp ne sont pas interditent en France
Il ne faut pas se leurrer : on n'encourage pas les salariés et les entrepreneurs à effectuer plus d'heures supplémentaires à l'heure d'aujourd'hui. D'ailleurs, nous sommes le pays de l'OCDE qui travaille le moins. La France est surtout le seul pays du monde qui interdit à ceux qui veulent travailler plus de le faire, soit à cause des accords de branche, soit parce qu'il est interdit de travailler le dimanche alors même que tous les salariés sont d'accord. Les entreprises devront désormais négocier le régime des heures supplémentaires ou bien encore, la transformation des RTT en jours travaillés. Et ces heures supplémentaires, ainsi que ces RTT convertis en temps de travail, doivent être exonérées de charges fiscales et sociales afin de créer un choc immédiat en faveur des salaires.


Citation :
No comment. On connait les négociation avec la droite...
C'est vrai que concernant le dossier des 35 heures,la gauche a magnifiquement négocié avec les syndicats et surtout avec les travailleurs ... Rolling Eyes Balivernes ! Laughing


Citation :
Pas d'accord. Je n'arrive pas a comprendre cette logique qui voudrait qu'en supprimant la carte scolaire on est une mixité sociale !
Tout d'abord, la France est le seul pays d'Europe a avoir encore une telle mesure en place. Nicolas Sarkozy souhaite que les établissements scolaires disposent d'une plus grande autonomie. Dès lors, il faut ajouter à cela le libre choix des parents de l'établissement. Il propose que dès la rentrée de 2007, chaque établissement puisse accueillir entre 10 et 20% d'enfants hors du secteur. Bref, la carte scolaire sera supprimée sur le long terme et non pas de manière radicale. Cependant, chaque établissement devra respecter un équilibre dans la composition sociale et géographique de ses classes. Si la droite propose de supprimer la carte scolaire, ce n'est pas parce que nous sommes contre la mixité sociale mais au contraire parce que nous estimons qu'il est urgent de rétablir la mixité sociale et géographique au sein de l'Education Nationale.
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Jeu 1 Fév - 21:42:18

oui ,quand on voit que dans les banlieues la mixité c'est les africains noirs ,les maghrébins .....on se demande ou est la logique !!! ? alors que si on enlevait la carte on autoriserait tout le monde d'aller là où l'école est la plus favorable en obligeant à toutes les écoles de respecter les 3 tiers...classe précaire ,classe maoyenne et classe prévilgégiée !
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MessageSujet: «Le discours "travailler plus pour gagner plus" es   Ven 2 Fév - 0:20:28

Citation :
Ce n'est pas qu'ils aient viré sarkozystes. C'est plutôt que le discours de Nicolas Sarkozy commence à tourner dans les ateliers et à être repris dans les discussions de comptoir. Voire dans les assemblées syndicales. En quelques discours, en quelques visites d'usines bien ciblées, le ministre de l'Intérieur s'installe comme une option électorale chez les ouvriers de Saint-Dizier. «Ce n'est pas qu'ils le choisiront à la fin, dit Jean-Luc Jeandel, le leader CGT de l'usine de tracteurs McCormick. Mais les gars ont l'impression qu'il n'y a que Marine Le Pen et Sarko qui parlent de leur vie de tous les jours

Le candidat de l'UMP marque ainsi des points quand il enfourche deux thèmes : le travail qui doit payer et la chasse «à ceux qui profitent du RMI», comme l'explique un métallurgiste. «Ici, on ne gagne pas le Smic, note un salarié. Mais voilà sept ans qu'on a pas été augmentés. Alors petit à petit l'écart se réduit avec ceux qui gagnent juste le Smic. Et le seul moyen de gagner plus c'est de faire des heures sup.» Dans l'usine, depuis toujours, la mobilisation syndicale était forte pour refuser les heures supplémentaires et faire embaucher des salariés sur les postes vacants. Mais la donne a changé : «On sent bien que le discours martelé sur "travailler plus pour gagner plus" est passé, dit un ancien. On a essayé il y a quelques semaines de faire une action antiheures sup, personne n'a suivi. Maintenant, c'est chacun pour sa gueule.»

Il y a un an, 280 personnes sur un effectif de 700 ont été licenciées de l'usine, après trois semaines de grève. Depuis, le climat social a changé. La perception des discours politiques aussi : «Les gars disent : "La gauche veut augmenter les impôts, va faire de l'assistanat de gauche, explique Jean-Marie Louveau de la CFDT. Ils ne nous donnent pas de réponse claire, on va essayer la droite."» Les syndicalistes déplorent qu' «aujourd'hui, la seule préoccupation des gars, c'est de rouler en 407 flambant neuve. Ils se saignent pour jouer les riches, empruntent pour avoir un pavillon. Ils croient qu'ils peuvent s'en sortir seuls. Alors c'est sûr les discours de Sarko, sur la réussite individuelle, ça les flatte». Surtout quand le candidat fustige les RMistes : «Y'a peut-être pas de mal à ce qu'un gars qui touche les allocs puisse repeindre les volets de l'école ou ramasser les papiers», dit un ouvrier. Autre phrase imparable : «L'ennemi, avant, c'était le patron, dit un ouvrier. Maintenant, c'est n'importe qui. Je suis dégoûté par ces types qui portent un bleu et dès qu'ils sortent, votent à droite ou à l'extrême droite.»

Car la seule certitude à l'usine, c'est que comme en 2002, la gauche aura du mal à enthousiasmer les votants : «Elle vient dans les usines, Ségolène ?» interroge un ouvrier. «Hollande, Royal, tu ne les verras pas ici, dit un autre. Ils préfèrent aller draguer le ventre mou des fonctionnaires, des cadres.» «Le PS est un parti de classes moyennes supérieures, dit Raymond. Pas d'ouvriers. On ne les intéresse pas.» Alors, même dans la bouche de Sarkozy, les mots «usine» et «ouvrier» font chaud au coeur de ceux qui se sentent oubliés. «Moi, je me lève à 4 h 15, dit un salarié. Alors quand j'entends Sarko dire qu'il est le candidat de la France qui se lève tôt, ça me plaît, c'est concret.»


Rien à redire à ces paroles d'ouvriers. Le PS est définitivement un parti de Bobos et de Gogos parisiens, de fonctionnaires et de cadres en mal de sensation ... Tandis que Nicolas Sarkozy incarne le changement et le camp des travailleurs : lui seul propose de réhabiliter la valeur travail en France, et est le seul à s'en donner les moyens !
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 2 Fév - 3:44:36

Flo' a écrit:
Pierre.E a écrit:
karl a écrit:
ce mec a une repartie extra, j'ai hate de voir le debat royal sarkozy... je vous le dit on va se marrer
Elle le refusera.

Je suis d'accord..faut-il encore qu'elle accepte les débats.. Rolling Eyes

il faut dire que débattre avec Sarkozy, c'est comme d'effectuer à la file une garde à vue et un interrogatoire policier. Ce n'est pas très plaisant.
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 2 Fév - 12:15:02

Pas la peine de lui trouver des excuses, cher moule , à ton idole !
Même sans Sarkozy , même en face des journaliste de France inter , elle n'y va pas !
J'ai vu que les sympathisants du ps étaient déboussolés , la reine avait rendez vous le matin à France inter , elle a posé un lapin !!
Peut être qu'elle n'avait rien à dire ?
put être qu'elle n'est pas de ceux qui se lèvent tôt ?
peut-être que ses potes l'en ont empéchée , histoire de limiter les dégats ?
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 2 Fév - 12:27:15

avec des si et des peut-être on pourrait refaire le monde.....mais pas avec royal !!! What a Face
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 2 Fév - 12:34:13

Livaste a écrit:
Pas la peine de lui trouver des excuses, cher moule , à ton idole !
Même sans Sarkozy , même en face des journaliste de France inter , elle n'y va pas !
J'ai vu que les sympathisants du ps étaient déboussolés , la reine avait rendez vous le matin à France inter , elle a posé un lapin !!
Peut être qu'elle n'avait rien à dire ?
put être qu'elle n'est pas de ceux qui se lèvent tôt ?
peut-être que ses potes l'en ont empéchée , histoire de limiter les dégats ?
Bayrou avait aussi annulé, Inter n'en a pas fait un plat, deux poids, deux mesure vous dites?
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 2 Fév - 12:54:42

je ne savais pas pour bayrou...! ! mais en même temps ,quand bayrou parle ,il ne sort pas de bourdes à la "royal"donc ,on ne perçois pas "l'annulation" d'une emission de sa part comme de l'incompétence mais bel et bien comme un problème de planning....surtout en sachant qu'il reproche aux médias de le mettre de coté donc ,je pense que si on le sollicite il doit sauter sur l'occas'!!! What the fuck ?!?
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 2 Fév - 13:31:50

Il n'y a que Ségolène qui doit passer un diplome de président, les autres sont naturellement aptes, pourquoi?
Q'aurait répondu Bayrou sur les sous marins?
On ne le saura jamais, lui et Sarko n'ont pas besoin de se justifier.
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 2 Fév - 19:36:05

Livaste a écrit:
J'ai vu que les sympathisants du ps étaient déboussolés , la reine avait rendez vous le matin à France inter , elle a posé un lapin !!
Peut être qu'elle n'avait rien à dire ?
put être qu'elle n'est pas de ceux qui se lèvent tôt ?
peut-être que ses potes l'en ont empéchée , histoire de limiter les dégats ?

Sois belle et tais toi, tu disais ... Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 16 Mar - 11:58:15

Citation :
Pouvez-vous préciser vos propositions sur la fiscalité ?

-J’ai déjà évoqué la fiscalité sur le travail. Je veux en outre que 95 % des Français soient exonérés des droits de succession. La vie est mal faite : quand on est plus âgé, on a moins de besoins et plus de revenus. Quand on est jeune, on a beaucoup de besoin et peu de revenus. Je crois à la mobilité du capital, du patrimoine. Le problème de la France, c’est qu’on hérite trop tard. Quand on a travaillé toute sa vie et qu’on a créé un patrimoine, on doit pouvoir le laisser en franchise d’impôt à ses enfants.

Les droits de successions, pour ou contre?

En fait, il faut considérer plusieurs choses:
- C'est un impôt qui permet de financer la société, le supprimer c'est un peu comme supprimer l'impôt sur le revenu, tout le monde est pour si l'argent tombe du ciel. Sinon, il faut imposer ailleurs pour compenser.
- Tout le monde à envie de "transmettre le fruit d'une vie de dur labeur à ses enfants", on souhaite transmettre son patrimoine matériel, génétique comme culturel, et je dirait que c'est naturel à l'homme. Cette volonté de survivre à travers son patrimoine enlève beaucoup de rationalité au débat.

Maintenant, cet impôt est il un bon impôt? Prenons les cas extrêmes:

A supposer que les droits de successions soient de 100%, et donc qu'on hérite pas. Chaque personne devra alors constituer son patrimoine seule, tout le monde partira sur un pied d'égalité, et nous ne "mettrons pas nos enfants dans la merde au nom de l'égalitarisme" puisque nous leur aurons transmis des valeurs, des connaissances et une culture qui leur permettrons de se lancer dans la vie et d'évoluer parmi des gens sans que personne ne soit avantagé patrimonialement au départ. C'est la "réussite" par ses propres moyens, la méritocratie chère (dans le discours) à Nicolas Sarkozy.

A supposer que nous supprimions les droits de successions, il faudrait reporter le manque à gagner pour l'Etat sur ses autres sources de revenu: le travail (impôt sur le revenu et charges sociales), la consommation (TVA) et les sociétés (IS). Plus d'impôts donc. Par ailleurs, on peut légitiment supposer que quand on hérite de 100 millions d'euros, on peut sans travailler vivre convenablement et mourir avec 400 ou 500 millions d'euros à transmettre à ses enfants. La suppression des droits de successions est donc la porte ouverte à une ploutocratie, où nous verrions l'émergence d'une classe de rentiers héréditaires qui tiendrait le pays. Un peu comme les enfants Lagardère, Bouygues, Dassault, qui sont d'ailleurs tous amis de celui qui propose la suppression des droits de succession.

D'un point de vue de contribuable, par ailleurs, je préfère de loin payer des impôts une fois mort que de mon vivant. Je préfère également être moins imposé sur l'argent que je gagne en travaillant que sur celui qui m'est donné parce que je suis tombé dans le bon utérus. Or, aujourd'hui, si on gagne 200 000 euros dans l'année par son travail on paye 34,14% d'impôts, soit 68 k€. PAr contre, si on est fils unique et qu'on hérite 200 k€ de ses parents, on bénéficie de 100 k€ d'abattement, puis de moins de 20% d'imposition sur les 100 k€ restants, soit une imposition inférieure à 10%. Trois fois moins que pour le fruit de son travail.

Nicolas Sarkozy nous dit: "Quand on a travaillé toute sa vie et qu’on a créé un patrimoine, on doit pouvoir le laisser en franchise d’impôt à ses enfants."

Le problème, c'est qu'avec sa proposition, celui qui a travaillé toute sa vie pour créer un patrimoine à transmettre à ses enfants aura été nettement plus imposé que celui qui a hérité d'un patrimoine à transmettre à ses enfants.

Voulons nous valoriser le travail, ou considérons nous qu'il est plus important de valoriser le patrimoine acquis par la naissance?

Supprimer les droits de successions est une excellente méthode pour dévaloriser le travail. Je ne nie pas l'aspect affectif de la succession, et il parait normal de pouvoir transmettre un patrimoine "raisonnable" mais je crois que les abattements et taux actuels le permettent.

Sources: www.nonasarko.com/spip.php?article24 et www.nonasarko.com/spip.php?article28
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MessageSujet: Re: Pour une véritable révolution économique : les propositions   Ven 16 Mar - 19:53:35

Tu veux détruire la valeur travail, le mérite et la réussite sociale : libre à toi ...

Il faut supprimer les droits de succession sur le plus grand nombres de patrimoines hérités venant des classes populaires, des classes moyennes. D'où les 95% de futurs français exonérés ...
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