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 Nicolas Sarkozy et la recomposition de la nation France

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Isolina
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MessageSujet: Nicolas Sarkozy et la recomposition de la nation France   Jeu 26 Avr - 15:36:58

Quel article !



Nicolas Sarkozy et la recomposition de la nation France
Jean-Pierre Bensimon mercredi 25 avril 2007
Par Bensimon Jean-Pierre

1) Nicolas Sarkozy sera le prochain président de la République. Il aura triomphé des campagnes de diabolisation sauvages de la Chiraquie, qui ont duré environ cinq ans. Il aura aussi dominé les opérations d'exécration de ses concurrents Ségolène Royal et François Bayrou, appuyées par les chaînes de TV et les radios, la presse écrite et les magazines demeurant plus équilibrés. Pourquoi, comment ? Il est très difficile au citoyen conditionné par le déversement permanent d'une habile propagande d'échapper aux passions commanditées par les faiseurs de haine, Goebbels nous l'avait expliqué. Si Nicolas Sarkozy est parvenu à conserver quand même un lien solide avec une fraction significative du peuple, c'est parce qu'il a su aller au plus profond de la détresse de ses compatriotes, comprendre leur désespoir, et traiter des questions ressenties comme essentielles par la France "d'en bas" selon l'expression de M. Raffarin.

2) Nicolas Sarkozy ne s'y est pas trompé. La dette, le modèle social calamiteux, le chômage, l'obésité de l'État, l'insécurité et la violence omniprésentes, l'immigration incontrôlée, sont autant de fardeaux qui pèsent, et depuis longtemps, sur le destin du pays et de son peuple. Mais ce sont des symptômes du nouveau mal français : ces calamités ont une origine commune, et ne peuvent pas être traitées indépendamment, une par une. C'est quand Nicolas Sarkozy a soulevé les questions des valeurs, du rapport à l'Histoire de la France, de l'identité nationale, et en toute fin de campagne des racines chrétiennes de l'Europe, qu'il a touché à ce qui est capital, et la majorité des Français a pu se reconnaître en lui.

3) Le nouveau mal français, c'est l'aboutissement du long processus de décomposition de l'État-souverain dont parle Pierre Manent dans son ouvrage La raison des nations. Depuis plusieurs décennies, depuis peut-être le slogan "CRS-SS" de mai 1968, l'État national a subi des assauts incessants dont les historiens reconstitueront un jour la chronologie. Cela a pris différentes formes. D'abord l'exécration de la police, qui est en charge d'une fonction régalienne, la sécurité, et confisque la violence de "chacun contre chacun", permettant la vie en société. Ensuite les détournements d'institutions de François Mitterrand et de Jacques Chirac: financements frauduleux, valises de billets, malversations sur les marchés publics, écoutes clandestines érigées en système, liens incestueux avec des représentants de puissances étrangères, nominations de complaisance, construction de réseaux souterrains, … Puis le recul systématique devant les groupes de pression et les intérêts catégoriels. Il s'agit aussi bien, par exemple, des revendications syndicats des transports et de l'Éducation nationale, que des exigences de la Ligue arabe. Ensuite la repentance généralisée, la honte d'être Français des élites, couronnées par l'envoi par Jacques Chirac du Charles de Gaulle pour fêter la défaite de Waterloo et son refus de participer aux cérémonies de commémoration la bataille d'Austerlitz, que la France fautive avait trop brillamment remportée. Enfin, pour en finir vraiment avec l'Etat, il y a l'Europe, machine bureaucratique qui édicte des normes contraignantes sans réel contrôle du peuple souverain, dont les élites du pouvoir se sont servi pour justifier leur immobilisme et pour botter en touche. Surtout ne pas exercer l'autorité de l'État et ne pas mettre en œuvre des politiques qui pourraient être ridiculisées par l'opposition irréductible d'intérêts organisés. L'État n'est même plus capable aujourd'hui de modifier le calendrier des fêtes chômées ou de supprimer une prime d'une heure supplémentaire à 1 % des enseignants, comme on l'a vu ces dernières semaines. Cela fait beaucoup de carences pour un État, cela fait beaucoup de béances pour une nation.

Le chômage de masse jamais contenu? C'est la contrepartie des garanties d'emploi à vie consenties aux innombrables aristocraties bureaucratiques, et du confinement de l'autorité publique dans une gestion administrée du champ contractuel. La rigidité du marché du travail en témoigne. La dette publique? C'est la somme des non-politiques sociales, de la répartition planifiée de la misère à coup d'allocations et de faux emplois minables, et de l'obésité de l'État dans une économie figée. L'obésité de l'État ? La multiplication de structures stériles, la transformation des fonctions régaliennes en fonctions tatillonnes de régulation et de gestion, de l'État en agence d'administration. C'est aussi la priorité aux intérêts des ronds-de-cuir organisés de l'État et du secteur public sur l'intérêt général. La violence? C'est l'incapacité de l'État à faire appliquer la loi, parce que les mafias des banlieues sont trop puissantes, parce que l'islamisation semble irréversible, parce que les juges refusent d'appliquer les sanctions prévues par la législation. L'immigration sans limites? C'est l'abdication devant les souhaits de la Ligue arabe (voir l'ouvrage Eurabia de Bat Yé'or) et le renoncement face aux menaces des phalanges trotskistes et des fanatiques de la compassion universelle, de l'épisode de l'église Saint Bernard au gymnase de Cachan. Ce sont les tribunaux qui annulent les arrêts de reconduite à la frontières des préfets, c'est l'Europe qui judiciarise les procédures, remettant l'application des décisions aux calendes grecques. Que reste-t-il de l'État ?

4) L'État a été absent, déserteur, velléitaire, résigné, devant la forêt des intérêts particuliers défendant férocement leurs prérogatives au détriment de tous. Au point que l'on a inventé du coté de Marseille la grève préventive, non pas pour défendre un droit ou un intérêt, mais pour empêcher qu'un privilège puisse être éventuellement mis en cause dans l'avenir (grève de la RTM en 2005, grève du Port autonome en 2007). Et quand l'État s'avère aussi impuissant à faire son travail d'État, chacun doit bien défendre ses acquis envers et contre tout, et tant pis pour ceux qui sont vulnérable et pour ce qui devient une fiction de nation. C'est pour restaurer la souveraineté de l'État que Nicolas Sarkozy a longuement insisté sur ses figures de référence le 14 janvier, dans un remarquable discours, sur ceux qui ont fait les valeurs qui peuvent donner aux Français un sentiment de fierté et d'amour pour leur propre histoire et pour le message dont ils sont porteurs.

C'est pour cela qu'il a introduit aussi le thème central de l'identité nationale. Contrairement aux affirmations de Claude Allègre et de Denis Jeambar, qui n'y ont vraiment rien compris en parlant de "rabougrissement" (1), contrairement à Alain-Gérard Slama qui associe cette notion aux usages qui en ont été fait par d'anciennes forces réactionnaires ou par Vichy (2), l'identité nationale a un sens bien précis: une certaine priorité donnée à l'appartenance à la nation sur les autres appartenances (régionales, professionnelles, philosophiques, artistiques, etc.). Il faut que les infra-identités s'effacent un peu. Comment autrement rendre le sens de l'intérêt national, obtenir un certain consensus sur des réformes douloureuses, mobiliser positivement l'opinion? Ce retour du pays sur lui-même est absolument décisif pour saisir les opportunités du monde nouveau et pour faire face aux grands tsunamis qui l'attendent inévitablement (le terrorisme international qui lèche nos frontières, la montée des conflits régionaux, la nucléarisation de l'Iran, la mondialisation des centres d'innovation technologique, la concurrence toujours plus sévère, les territoires perdus pour la République, l'insurrection larvée à connotation ethnico-religieuse, le quasi apartheid des banlieues dans la nation …).

5) Et il ne faudra pas compter sur le parti socialiste. Une opposition réaliste et non idéologique est indispensable au fonctionnement d'une démocratie. Comment optimiser les décisions publiques si elles ne font pas l'objet d'une critique constructive et si des alternatives globales ne sont pas proposées au pays? Dire que le parti socialiste n'a pas fait son aggiornamento, cela relève de l'évidence. Il en est encore à dénoncer le rôle du marché dans la dynamisation de l'économie et la création d'emploi, à proposer des augmentations massives du salaire minimum sans voir qu'elles coûteraient des centaines de milliers d'emploi, à répartir le travail au lieu de libérer les forces productives. Mais pire encore, le voila qui élève à la candidature une personnalité loufoque, une Deschanel (3) en jupons qui est parvenue en quelques mois à faire voter les militants "en se bouchant les oreilles" et à provoquer la curiosité un peu amusée des chancelleries du monde entier.

Tel est le destin de Nicolas Sarkozy. Il a la charge de rétablir l'unité d'une nation en voie de dissociation, de reconstruire un État fondé sur la confiance des citoyens, de permettre au pays de se retrouver et d'affronter de singuliers défis intérieurs et extérieurs. Il a fait preuve à ce jour d'une vista, d'une énergie, et d'un sang froid assez exceptionnels. Il s'est préparé à la fonction présidentielle, il a beaucoup travaillé, et il a su semble-t-il s'entourer d'équipes solides, même si trop de chiraquiens évoluent dans ses marges. Il faudra l'aider. Non pas comme béni oui-oui, mais en animant une réflexion au sein de la société civile, pour soutenir et défendre, mais aussi pour suggérer, proposer, critiquer, en un mot pour contribuer à élever la qualité de la décision publique.

(1)Voir Contre la France rabougrie Libération 23 avril 2007
(2) Voir Les pièges de l'identité Le Figaro Magazine 24 mars 2007
(3) Paul Deschanel a été président de la République en 1920. On le retrouva un matin en pyjama sur une voie de chemin de fer. Il était tombé du train. Un autre jour, on le repêcha dans un bassin du château de Rambouillet.

http://www.objectif-info.fr/nicolas-sarkozy-et-la-recomposition-de-la-nation-france.html
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L'oiseau sur la branche
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MessageSujet: Re: Nicolas Sarkozy et la recomposition de la nation France   Jeu 26 Avr - 15:50:31

Merci très chère camarade Isolina de nous gratifier de la prose nauséabonde de Jean-Pierre Bensimon.

Tiens, juste pour le plaisir voici juste les titres de certains de ses "articles" Shocked

Naissance de Jacques Chiraquinejad ? drunken
http://www.objectif-info.fr/naissance-de-jacques-chiraquinejad.html

L’affinité jamais démentie de Jacques Chirac pour le totalitarisme What the fuck ?!?
http://www.objectif-info.fr/laffinitjamais-dentie-de-jacques-chirac-pour-le-totalitarisme.html

Les grands média nationaux préparent les pogroms de la rentrée scratch
http://www.objectif-info.fr/les-grands-mia-nationaux-prarent-les-pogroms-de-la-rentr.html

Boulet Boulet Boulet
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MessageSujet: Re: Nicolas Sarkozy et la recomposition de la nation France   Jeu 26 Avr - 16:26:23

un témoignage assez humble et plein de bon sens est venu à mes oreilles tout à l'heure sur RMC info.... Very Happy un homme de 32 ans , mohammed , habitant argenteuil , postier de métier depuis 10 ans...a voté SARKOZY et votera dimanche 6 mai SARKOZY ! qu'il dément l'intox qui se propage qu'il y aurait emeutes en cas de passassion de pouvoir a sarko , et dit clairement qu'a argenteuil il n'y a pas de haine contre lui chez les jeunes qui n'ont rien a voir avec la racaille !!!

que les médias gauchistes avide de diabolisation perverse se sont emparés de ce fait divers pour l'utiliser contre sarkozy !!! cet homme disait clairement que cela etait bel et bien une utilisation POLITIQUE dans sa cité et que beaucoup de gens en ont MARRE de cette technique de com' merdiquo-gauchiste !!!

alors continuez de diaboliser...allez y a fond même !!! usez de votre haine et de votre violence débilitonne..... ca ne fera que faire monter sarkozy !!!et le FAIRE GAGNER !!! Very Happy (vous êtes vraiment trop "cons" par moment , je vous jure !!! Laughing )
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Isolina
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MessageSujet: Re: Nicolas Sarkozy et la recomposition de la nation France   Ven 27 Avr - 0:47:12

L'oiseau sur la branche a écrit:
Merci très chère camarade Isolina de nous gratifier de la prose nauséabonde de Jean-Pierre Bensimon.


Il a le droit de ne pas apprécier Chirac, moi aussi d'ailleurs.

Quant à parler de prose nauséabonde, est-ce parce qu'il s'appelle Bensimon?

J'aimerai en lire davantage d'une aussi haute tenue et bien documentée.
Trés heureuse d'avoir eu ça dans ma boite aux lettres ce matin, ça change des proses de Libération ou du Monde.

Le problème, voyez-vous cher monsieur, c'est qu'on ne vous a jamais habitué à avoir en face de vous des contradicteurs. La presse dans ce pays vote à 98% à gauche.

Donc vous n'avez pas d'autres choix que de penser comme eux.

Pour moi ça en devient étouffant, raison de plus de voter Sarkozy pour
l'urgence de la rupture et non pour un système qui interdit toute pensée dissonante.
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L'oiseau sur la branche
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MessageSujet: Re: Nicolas Sarkozy et la recomposition de la nation France   Ven 27 Avr - 13:43:12

Isolina a écrit:
L'oiseau sur la branche a écrit:
Merci très chère camarade Isolina de nous gratifier de la prose nauséabonde de Jean-Pierre Bensimon.

==========================

Isolina a écrit:
Il a le droit de ne pas apprécier Chirac, moi aussi d'ailleurs.
Parfaitement, je n'apprécie pas non plus Chirac.


Isolina a écrit:
Quant à parler de prose nauséabonde, est-ce parce qu'il s'appelle Bensimon?
Il se serait appelé Olivier Besancenot, Alain Juppé, Azouz Begag, Alain Soral... ou de n'importe quel autre patronyme que ça me serait égal.

Ce que je veux dire par là puisque tu as la finesse d'esprit de parler à demi-mot.... Non, ce n'est pas la confession éventuelle de ce monsieur (car je n'ai aucune certitude là dessus et je m'en moque ) qui me pose problème mais ses écrits excessifs.

Je suis démocrate et laïc. Chacun fait ce qu'il veut en France, croit ou ne croit pas, prie ou ne prie pas. Que ce brave homme prie la Vierge ou le Diable, Bouddha ou Yahvé, Raël ou sa Bi**, libre à lui.


Isolina a écrit:
J'aimerai en lire davantage d'une aussi haute tenue et bien documentée.
Trés heureuse d'avoir eu ça dans ma boite aux lettres ce matin, ça change des proses de Libération ou du Monde.
L'information est libre en France et les personnes de qualité y sont légion. Ce que tu appelles la "haute tenue" me parait plutôt être "des lectures que j'apprécie", partisanes en fait...

Isolina a écrit:
Le problème, voyez-vous cher monsieur, c'est qu'on ne vous a jamais habitué à avoir en face de vous des contradicteurs. La presse dans ce pays vote à 98% à gauche.

Donc vous n'avez pas d'autres choix que de penser comme eux.
Je ne pense pas avoir jamais vécu avec une presse sans aucun parti pris... Je crois quand même qu'on peut choir librement ses sources d'information en France. Et, si 98% de la presse est à gauche alors, tu dois considérer le Figaro comme l'organe de propagande de la LCR ! Mr Dassault est-il un dangereux marxiste léniniste lui aussi, comme Mr Lagardère ?

Isolina a écrit:
Pour moi ça en devient étouffant, raison de plus de voter Sarkozy pour l'urgence de la rupture et non pour un système qui interdit toute pensée dissonante.
Le fait même que tu puisse exprimer tes idées est la preuve flagrante de la possibilité de pouvoir exprimer une "pensée dissonante".

=================================

Ce qui me fait peur dans tes posts comme dans certains posts que je lis sur ce forum, ma chère Isolina c'est que beaucoup confondent l'expression de leur propre pensée avec la vérité et la solution ultime pour la France. Les propos excessifs de Mr Bensimon comme les tiens me font peur. Ils me font peur tout comme Nicolas Sarkozy car vous avez perdu en route ce qui fait la France. Vous avez perdu cette vision d'une construction commune pour une accumulation de petits intérêts particuliers et égoistes.
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